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  • Aurélie Vassy Shine A lot

De l'économie circulaire à la mode vintage.

Mis à jour : 19 sept. 2019



L'industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante du monde.

Acheter des articles de mode a une empreinte carbone aussi importante que produire du pétrole : autrement dit, en craquant sur la dernière petite veste, vue dans la sélection de Grazia ou Marie Claire, la consommatrice devient une actrice majeure de la production de gaz à effet de serre.


La production actuelle de vêtements, accessoires et chaussures dépassent largement les besoins quotidiens de l'ensemble de la population mondiale. Le système consiste dans une offre extrêmement variée des vêtements, en grande quantité, avec un effet de cycles de "mode". Le résultat : un grand nombre de vêtements produit en quantité (pollution à la source de la production), expédiés dans le monde entier (pollution maritime, ferroviaire) pour être finalement délaissés au bout de 6 mois à 2 ans....et finalement placés dans une poubelle. Trop peu de vêtements sont recyclés, la plupart finissent en décharge ou sont incinérés (pollution des sols et de l'air).


A notre niveau, en tant que consommateurs, nous pouvons devenir acteurs d'une nouvelle économie : l'économie circulaire. Cette économie permettrait au vêtement et à l'accessoire de vivre des cycles d'achat et de vente, distinctement des marques les produisant.

L'achat d'articles de seconde main deviendrait ainsi un moyen de limiter sa propre consommation de produits neufs en privilégiant des pièces de saisons précédentes. La revente de ses propres articles (neufs ou d'occasion) éviterait la mise en décharge et permettrait à d'autres de limiter leur empreinte carbone.

Un point essentiel dans cet aspect circulaire est l'économie financière réalisée : un bien de seconde main est de 50 à 70 % moins cher qu'un produit neuf. Nous le voyons quotidiennement dans notre maison de ventes aux enchères, nous proposons des produits CHANEL au même prix que du ZARA neuf. Le plaisir d'acheter de grandes marques à des prix abordables tout en limitant activement à son empreinte carbone : c'est cela acheter du vintage.



L'attrait pour la mode vintage est indéniable aujourd'hui : que ce soit un choix esthétique, par souci financier ou parce que l'on se veut écolo dans l'âme, il n'est plus anodin de se vêtir en article d'occasion. C'est un acte individuel qui s'inscrit désormais dans une démarche collective et culturelle.

Porter du vintage est une démarche culturelle car elle fait vivre l'histoire de la mode. Rien de plus valorisant que de porter une veste Yves Saint Laurent ou d'accessoiriser sa tenue d'une ceinture ancienne Hermès : en s'appropriant l'histoire de ces maisons prestigieuses, en faisant revivre des productions passées, des collections de créateurs disparus ou d'édition unique, la chineuse vintage fait revivre le patrimoine de la mode française. Elle porte aux nues ce savoir-faire, elle se vante de la qualité des cuirs d'antan, elle loue la beauté de la coupe.

Acheter du vintage est un acte demandant un effort personnel mais qui s'inscrit dans une démarche collective: pas de magazines ni de publicités pour nous vanter cette jupe Montana des années 80. C'est à nous d'aller à la recherche du passé dans des lieux ou des espaces collectifs:



Puces, fripes, dépôts-ventes, ventes aux enchères, marketplace vintage....Qu'ils soient au coin de votre rue ou sur votre smartphone, consommer du vintage vous invite à rejoindre une agora qui lui est dédiée. Ce n'est plus le Temple du marketing, c'est l'espace d'apparence des objets du temps passé. Chacun s'y retrouve, une ambiance se crée, des échanges naissent. Vous discutez toujours dans les fripes avec votre voisine qui joue des coudes pour attraper le jean à côté de vous. Vous salivez d'envie et désirez le sac à main qui est entrain de s'envoler aux enchères et vous vous demandez pourquoi veulent-elles toutes l'avoir ? Vous discutez du prix sur les marketplace de seconde main et papotez sur la beauté de cette paire de sandales. Car ici l'objet est unique et désirable, il porte une histoire, un appel à vivre une nouvelle aventure, une nouvelle vie... à la différence des vêtements neufs, étiquetés et disponibles en toutes les tailles qui arrivent par camions quotidiens comme autant de chiffons prêts à polluer les rayons des grandes enseignes sans âmes.


Point de marketing dans la mode vintage et l'économie circulaire : Choisir d'être soi, choisir une histoire, choisir de donner de la valeur au vêtement que l'on porte, que l'on va porté et que l'on va ensuite revendre...

Devenir acteur de ce nouveau cycle de vie du vêtement est aujourd'hui une nécessité écologique, cela peut tout à fait devenir un plaisir et une source d'économie et/ou de revenus selon que vous soyez acheteurs ou vendeurs.



A lire en plus :

Comme un camion, article "Pourquoi la mode est devenue une des industries les plus polluantes ?"

The Independant article "Swedish power plant ditches coal to burn H&M clothes instead".

Fashion Network article "Economie circulaire : comment la mode peut-elle devenir vertueuse".



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